Le Requiem de Fauré s’élève comme un souffle d’apaisement dans l’histoire de la musique : loin des visions terrifiantes de la mort, le compositeur y propose une traversée douce, lumineuse, presque fraternelle.
Son tempérament discret, sa sensibilité pudique, sa quête de clarté y résonnent à chaque page, du recueillement de l’Introït à la tendresse suspendue du Pie Jesu. C’est une œuvre qui console plus qu’elle ne dramatise, et qui semble ouvrir une porte sur un ailleurs paisible. En ouverture de ce programme profondément humain, la rencontre entre deux voix québécoises majeures – la compositrice Keiko Devaux et l’écrivain Dany Laferrière – promet une création où poésie et musique se répondent avec intensité.