Production monumentale, Turandot déploie tout l’appareil spectaculaire de l’opéra : vaste chœur, danseurs, scénographie imposante.
Cette coproduction avec Washington et Dallas confirme le rayonnement nord‑américain de l’Opéra de Montréal. L’esthétique rétro-futuriste, inspirée d’un Orient industriel des années 1950, dessine une Turandot en femme d’État autocratique. On y découvre également une nouvelle fin signée Christopher Tin, plus sensible et cohérente que les complétions traditionnelles. Et bien sûr, l’incontournable « Nessun dorma » fera vibrer la salle.
Dans un royaume où la peur sert d’étendard, la princesse Turandot impose son terrible défi : tout prétendant doit résoudre trois énigmes… ou mourir. Fasciné par cette figure insaisissable, le prince Calaf accepte l’épreuve au péril de sa vie. Sous l’ombre des exécutions et de la foule galvanisée, un amour impossible tente d’émerger. Entre violence, désir et pouvoir, le destin de Calaf et de Turandot se scellera au coeur d’une cité où nul ne dort.