Sous la direction d’Osmo Vänskä, la Suite « Karelia » de Sibelius s’ouvre comme un paysage du Nord : clarté d’hiver, lignes pures, ferveur tranquille lors de ce concert en version « matinée ».
Cette musique, à la fois simple et profondément évocatrice, respire la nature et l’âme scandinave. En contraste, le Concerto pour piano no 2 de Brahms nous transporte vers une chaleur plus intérieure : un dialogue d’une rare poésie entre le piano et l’orchestre, sans éclats démonstratifs, mais d’une passion profondément humaine. Sous les doigts de Garrick Ohlsson, chaque phrase respire la tendresse et la maîtrise formelle du compositeur. Entre les brumes du Nord et le feu du romantisme, une soirée où la musique se fait respiration et équilibre.