Gala de la Terre : un concert au cœur de la nature pour protéger les berges du fleuve Saint-Laurent
En ouverture du Festival de Lanaudière, l’Orchestre de l’Agora, sous la direction de Nicolas Ellis, invite le public à la 4e édition de son Gala de la Terre, le 4 juillet prochain. Une occasion d’entendre des musiques qui célèbrent les forces de la nature tout en soutenant une initiative pour préserver les berges du fleuve Saint-Laurent.
Le territoire, source d’inspiration
Pour sa troisième édition, le Gala de la Terre propose une nouveauté : les fonds recueillis (5 $ par billet vendu) seront cette fois remis à un seul organisme, Conservation de la nature Canada, afin de soutenir son projet de préservation et de restauration des berges du Saint-Laurent. « C’est un projet qui est inspirant pour créer un programme de concert », souligne Nicolas Ellis, qui sera au lutrin pour l’événement. « Pour cette édition, le but est de raconter notre territoire en sons et en musique, et de coupler cela avec de grandes pièces du répertoire qui évoquent aussi la nature », poursuit-il.
Des œuvres grandeur nature
La première partie du concert misera ainsi sur deux compositions québécoises. D’abord, la Symphonie gaspésienne, créée dans les années 1940 par Claude Champagne, que plusieurs mélomanes découvriront sans doute. « Champagne est un des grands compositeurs canadiens de la deuxième moitié du XXe siècle », souligne Nicolas Ellis. Or, comme plusieurs œuvres du répertoire québécois, sa symphonie n’a pas eu toute la visibilité qu’elle mérite. L’Orchestre symphonique de Laval l’a enregistrée dans les meilleures conditions… seulement en 2024 ! « Cette pièce se veut une façon de représenter en musique la beauté de la Gaspésie, dit le chef d’orchestre. C’est l’équivalent, pour le paysage québécois, de La mer de Claude Debussy. »
À côté de ce monument, une composition récente de la Libano-Québécoise Katia Makdissi-Warren, Chorus Nunavik, qui fait dialoguer orchestre et chants de gorge inuit. « Katia a créé un alliage où la musique symphonique vient soutenir les chants de gorge, explique Nicolas Ellis. On tentera de créer ainsi des sons d’animaux d’ici, comme les bélugas ou les orignaux. »
Le défi du Sacre du printemps
Après le Shéhérazade de Ravel, le point culminant de la soirée sera assumé par Le Sacre du printemps de Stravinski. « C’est un rituel païen célébrant l’arrivée du printemps », résume Nicolas Ellis, qui y voit une ode à la puissance mystique de la terre. Cette œuvre, qui a créé un véritable choc au moment de sa création en 1913, mobilise plus d’une centaine de musiciens et « reste un des plus grands défis en termes d’interprétation », souligne le chef. Pour l’Orchestre de l’Agora, c’est d’ailleurs un retour symbolique : il s’agit de la deuxième exécution de cette œuvre seulement, la première ayant marqué les débuts du collectif en 2013. « Au moment où le collectif était encore “étudiant” », précise le maestro.
Fidèle à ses racines, l’Orchestre de l’Agora, né au cœur du Printemps érable, place l’engagement social au centre de sa mission. Depuis 2020, le Gala de la Terre a ainsi permis de verser 513 000 $ à différentes causes environnementales. Un rendez-vous où l’excellence musicale se transforme en action concrète.
*Le Gala de la Terre de l’Orchestre de l’Agora, sous la direction de Nicolas Ellis, le 4 juillet 2026, à l’Amphithéâtre Fernand-Lindsay de Joliette, dans le cadre du Festival de Lanaudière.
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