La Bolduc (1964) - Jean-Paul Riopelle
Jean-Paul Riopelle ▪ La Bolduc ▪ 1964 ▪
© Succession Jean-Paul Riopelle / SOCAN (2017)
Crédit photo : Caroline Bergeron
Riopelle était passionné par la culture populaire, le cirque, la boxe, la course automobile, le hockey…
Il en aimait les héros, en particulier québécois, dont certains auxquels il s’identifiait. De Louis Cyr, un des hommes les plus forts du monde, il possédait même une statue. Lors de sa mort, le critique Claude Jasmin le compara à ce personnage, décrivant la vitalité de Riopelle comme celle d’« un jeune colosse énergique », allant jusqu’à écrire qu’il était peut-être « un "Louis Cyr" du tachisme »… Riopelle aimait aussi Alexis le Trotteur, l’homme qui courait plus vite qu’un cheval ainsi que la figure mythique du faux indien Grey Owl, défenseur de la nature, qu’il avait vu adolescent et auquel il dédia un tableau en 1970. Il réalisa aussi une œuvre en l’honneur de Maurice « Rocket » Richard en 1990.
« [...] la manière dont y apparaissent progressivement des formes, qui en surimpression du foisonnement des petits touches, confèrent une organisation seconde au tableau [...] »
Mais c’est son engouement pour Mary Rose Anna Travers, surnommée La Bolduc (1894-1941), qui est incarné dans ce tableau. Cette auteure, compositrice et interprète avait été très célèbre dans les années 1930 alors que Riopelle était enfant. La compositrice Betsy Jolas relate comment il parlait souvent de cette chanteuse et qu’il lui arrivait même de turluter comme elle... Quant à l’historienne Hélène de Billy, dans sa biographie de Riopelle (1996) elle raconte comment, le peintre demanda souvent à Gilles Vigneault de chanter des airs de La Bolduc, entre autres lors d’une nuit de fête à Paris dans les années 70.
Le critique d’art Yves Michaud explique que ce qui surprend dans sa peinture des années 1960, « c’est la manière dont y apparaissent progressivement des formes, qui en surimpression du foisonnement des petits touches, confèrent une organisation seconde au tableau et ramènent progressivement à la figure ». C’est le cas avec ce tableau qui évoque une figure sans figuration, comme une turlute articule des sons, des assonances, des onomatopées qui ne forment pas de mots.
La Bolduc (1964)
de Jean-Paul Riopelle (1923-2002)
Situé dans la Salle Wilfrid-Pelletier

Une rentrée qui bouge : l’effervescence culturelle à la Place des Arts
Il flotte toujours un parfum d’excitation sur la rentrée culturelle montréalaise. Au menu à la Place des Arts: les talents de Mahler, DiDonato et Nézet-Séguin, des danseurs défiant la gravité et des couples en voiture sur la route de Québec-Montréal.
Article Recommandations Événement
JOAT 2025 : en pleine ascension au profit de la culture street dance montréalaise
En plus de revenir sur l'histoire de JOAT, on vous pointe des incontournables de l’édition 2025 du JOAT Festival international de street dance, qui se tiendra du 26 août au 1 septembre à la Place des Arts et au Quartier des spectacles.
Article Recommandations Festival
MUTEK 2025 : innovations et valeurs sûres
Accueillant quatre événements phares de MUTEK en 2025, la Place des Arts est une destination incontournable pour les gens en quête d’expériences visuelles hors du commun.
Article Recommandations Festival
Mot pour mots avec Katherine Levac | Place des Arts
Dans le cadre du Festival Fierté Montréal, Katherine Levac présentera « L’Homme de ma vie version 2.0 ». Elle nous en parle et partage pourquoi, pour elle, c’est important d’être fière — dans une édition spéciale de Mot pour mots.
Vidéo Entrevues Artiste
Dans la loge avec Renee Wilkin | Place des Arts
En pleines répétitions de la nouvelle mouture symphonique du théâtre musical « Les Belles-Sœurs », Renee Wilkin (alias Rose Ouimet) nous a ouvert la porte de sa loge de la Salle Wilfrid-Pelletier.
Vidéo Entrevues Artiste