Sous la direction de Denis Marleau, Pascale Drevillon porte le texte de Laura-Ève Lambert dans une création scénique avec vidéo de Stéphanie Jasmin, où littérature et arts visuels dialoguent.
Une femme marche dans un Paris enneigé. Historienne de l’art, elle se rend au musée pour voir CUMUL I de Louise Bourgeois, sujet de recherche de l’un de ses étudiants. Mais avec quelle légitimité peut-elle prétendre observer cette œuvre contemporaine, elle qui est spécialiste de la peinture nordique du XIXe siècle? Au fil de sa déambulation, son flot de pensées entraîne le public dans une réflexion vertigineuse sur l’identité, l’imposture, le désir et le rapport à l’Autre. Avant même qu’elle n’apparaisse, la sculpture semble déjà habiter sa conscience. Écrit à la suite d’une commande du Centre Pompidou, le texte de Laura-Ève Lambert fait surgir l’œuvre moins par sa description que par les résonances qu’elle éveille. Sous la direction de Denis Marleau, porté par l’interprétation de Pascale Drevillon et une création vidéo de Stéphanie Jasmin, ce monologue intérieur devient une expérience scénique d’une rare intensité, où littérature et arts visuels dialoguent avec une remarquable puissance d’évocation.
Note : Depuis la publication de Cumul I chez Héliotrope, Kev Lambert a adopté le nom de Laura-Ève Lambert.