S’inspirant du célèbre roman d’Alexandre Dumas fils, le chorégraphe canadien Peter Quanz signe un grand ballet narratif en deux actes où l’intime et le tragique s’entrelacent. La danse y devient langage de l’élan, de l’amour et du sacrifice, portée par une écriture chorégraphique néoclassique.
Héroïne parmi les plus bouleversantes de la littérature française, Marguerite Gautier traverse La Dame aux camélias comme une figure de lumière vouée à s’éteindre. Courtisane admirée et condamnée tout à la fois, elle croit encore possible un amour simple lorsqu’elle rencontre Armand Duval. Leur passion, sincère et absolue, se heurte bientôt à la morale et aux conventions d’une société qui ne pardonne pas.
Offrant aux interprètes de vastes rôles dramatiques, La Dame aux camélias évoque, à travers ses décors et ses costumes, l’élégance feutrée du Paris du XIXe siècle. Fruit d’une étroite collaboration entre Peter Quanz et Florian Ziemen, la musique, puisée chez von Weber et chez des compositrices comme Lili Boulanger, Fanny Mendelssohn et Clara Schumann, s’impose comme une voix à part entière du récit et tisse un paysage sonore d’une grande intensité émotionnelle.
La Dame aux camélias raconte un amour aussi lumineux que fragile, où aimer devient un acte de courage, et où le sacrifice devient la seule forme possible de liberté.