Marie Chouinard nous fait cadeau d’un condensé de ses solos et duos, suivi de son fulgurant Henri Michaux : Mouvements.
Une alchimie rare entre la plume et le geste. Artiste totale, vibrante et radicalement vivante, Marie Chouinard fait dialoguer l’intime et le monumental. Corps offerts, tension des pointes, rire et cri mêlés. De S.T.A.B. à Lascia ch’io pianga, en passant par OUTCH!, Rires-Pleurs et En conversations*, la chorégraphe propose une sélection de solos et duos emblématiques de son répertoire. En seconde partie, la scène se fait page blanche. Le recueil Mouvements (1951) du poète et peintre Henri Michaux, composé d’un long poème et de 64 dessins à l’encre de Chine s’inspirant de l’art asiatique, devient une partition pour la créatrice. Taches d’encre, figures multiformes, nerveuses : une véritable matière chorégraphique à laquelle elle donne vie, mue par l’ivresse d’inventer des formes. Les corps malléables, irrigués par la musique implacable de Louis Dufort, font écho aux projections des dessins.
*Sélection des œuvres sujette à changement.