Elle coupe les cheveux de son fils. Iels font du chorizo. À travers ces rituels, Anacarsis Ramos et sa mère retracent quelques-uns des 40 métiers exercés par Josefina grâce à une débrouillardise hors du commun.
Petit bijou de la scène théâtrale mexicaine, Mi madre y el dinero — littéralement ma mère et l’argent — traite du travail, de l’économie et du théâtre dans un savoureux mélange de critique sociale, de lyrisme et de réflexion politique.
Jouant avec les codes du théâtre documentaire, le metteur en scène découvre avec amusement une parenté entre la vie chaotique de sa mère, grandiose et bordélique, et sa vie d’artiste. Véritable reine en son royaume, Josefina la fabulatrice a appris à jouer et à mentir pour survivre dans un monde où précarité rime souvent avec violence. D’ailleurs, avis aux intéressé·e·s : l’entrepreneuse livre sur scène quelques stratégies en or. Inestimable!